Dépistage et prise en charge du cancer de la prostate

Animatrice

  • Mme Cidalia Dos Santos

Modérateur

  • Dr Thierry Labarthe

Experts

  • Dr Emmanuel Della Negra – chirurgien urologue (CHP des Cotes d’Armor)
  • Dr Sébastien Vincendeau – chirurgien urologue (CHU Rennes)
  • Dr Jean-Pierre Graziana  – chirurgien urologue (Clinique mutualiste de la porte de Lorient)
  • Dr Thierry Labarthe – médecin généraliste

En France, comme dans la plupart des pays qui utilisent à bon escient le PSA, la mortalité par cancer de la prostate a chuté de manière spectaculaire depuis 20 ans. Néanmoins ce cancer tue près de 10 000 patients par an et il reste le premier en terme d’incidence chez l’homme.

Si l’HAS n’a pas recommandé la mise en place d’un dépistage de masse, l’AFU conseille d’informer les patients sur la possibilité d’un dépistage individuel: en utilisant, à partir de 45-50 ans et jusqu’à 75 ans, le dosage sanguin du PSA et l’examen clinique, en ayant recours a l’IRM de la prostate en cas de besoin. 88 % des PSA pratiqués en France sont prescrits par le médecin généraliste. Dans l’immense majorité des cas ils sont réalisés dans le cadre d’un bilan de santé global de l’individu.

Il n’y a pas un cancer de prostate mais une mosaïque de cancers différents. Tous ne nécessitent pas d’être traités. En 2014, un tiers de patients (34,1 %) porteurs d’une tumeur de la prostate étaient sans traitement ; pour la plupart, ils étaient suivis par des urologues dans un protocole dit de « surveillance active ». En fonction de l’âge, du type de cancer (Score de Gleason), de la valeur du PSA et du bilan d’extension, la prise en charge varie. Certains cancers seront surveillés (surveillance active), d’autres seront opérés, d’autres bénéficieront de la curiethérapie, de la radiothérapie ou de technique innovante comme l’HIFU, enfin d’autres pourront rentrer dans des protocoles ou des essais cliniques comme pour la photothérapie ou la cryothérapie.

Les cas graves de cancer de la prostate diagnostiqués sont passés de 7000 en 2001 à 5000 en 2008 témoignant de l’efficacité du diagnostic précoce.

L’hormonothérapie reste la pierre angulaire de la prise en charge des tumeurs avancées.

Prescrite sur des durées souvent longues, l’hormonothérapie nécessite une surveillance spécifique, en particulier cardio-vasculaire et ostéoporotique. Les traitements médicamenteux du cancer de la prostate évoluent rapidement, avec le développement des chimiothérapies, l’apparition des hormonothérapies de deuxième génération (orales) et l’arrivée imminente de l’immunothérapie.

L’objectif de cette session est d’acquérir un socle de connaissances permettant de définir le rôle du médecin traitant vis à vis du dépistage du cancer de la prostate, les prises en charges curatives et le suivi des thérapies médicamenteuses.

Le dépistage

  • Pourquoi ?
  • Pour quel patient ?
  • Quand ?
  • Quels examens prescrire ?
  • Quand l’orienter vers le spécialiste ?

Modalités de prise en charge

  • Surveillance active pour qui ?
  • L’arrivée des thérapies focales
  • Quelles prises en charges curatives ?
  • Le traitement chirurgical (pourquoi, pour quel patient, quelle chirurgie, quel suivi, rôle du MG ?)
  • L’hormonothérapie (quand, pourquoi, pour quel patient, quels traitements, quelles conséquences ?)

Rôle du médecin généraliste

  • Quel suivi ?
  • Quelle surveillance ?
  • Quels examens à prescrire et à quel rythme?
  • Comment prévenir les complications ?
  • Quelle éducation du patient sur les Règles hygieno-diététique ?
  • Quelle concertation avec les spécialistes ?
  • Indemnisation ANDPC possible de 180 €

  • Lundi 22 mai 2017

  • 20h00 – 22h00
  • Lorient (56)
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